Façade sud de la mairie

Banc N°1 : Ce banc fait partie du sentier « Caminarem ».

Avant d’être Mairie, ouverte au public en 1991, cette belle demeure contre laquelle vous êtes adossé s’appelait Château. 

Elle fait partie de ces folies languedociennes construites fin XIXème. Elevée entre 1875 et 1877 par Louis Stanislas Xavier Joyeuse, pharmacien et riche propriétaire terrien qui, avec sa famille, y vient en villégiature pour fuir la fournaise de l’été Montpelliérain.


Photo prise entre 1901 et 1922

Ses proportions sont harmonieuses, elle est dotée de belles pièces de réception ouvrant sur les terrasses par de grandes baies (rares à l’époque puisque l’on payait encore un impôt sur « les portes et fenêtres »). 

Avec son parc clôt de murs, ses bancs de pierre, ses poteries d’Anduze et sa fontaine, elle garde malgré tout l’esprit d’une propriété de campagne d’où émergent les bâtiments ruraux : ferme, chenil, écuries, écurie pour chevaux de course, habitations du garde particulier, du régisseur et de sa famille, cave à vin où d’énormes foudres recevaient la vendange…

Positionné sur la partie haute dominant la plaine agricole de Lauret sa construction a donné l’élan à l’expression d’un nouveau quartier, celui de « la ville haute » en opposition à celui originel de « la ville basse » autour du Plan de l’église.


Photo prise entre 1901 et 1922

Le Château restera 40 ans dans la même famille et sera vendu aux enchères après de mauvaises affaires aux courses.

C’est Léon Malleville de Castelnaudary qui en fait l’acquisition à l’entrée de la 1èreguerre mondiale et que ses héritiers garderont près de 80 ans. 

La municipalité de Bernard Nadal, dont les services sont à l’étroit dans l’ancienne école, achète le Château et échange des parcelles pour construire l’école maternelle que vous avez sous les yeux. Les murs d’enceinte ont été rasés, ainsi que la cave et les maisons d’habitations en mauvais état. Cela a permis d’ouvrir l’espace communal sur « la ville haute » et la construction de logements sociaux en lieu et place de la cave. 

Paillet et écuries ont été conservés pour être utilisés par les services techniques et une alimentation.

En cette année 2020, après plus de 10 années de réflexions et de recherches de financements par la municipalité conduite par André Leenhardt, une solution est en passe d’être réalisée pour faire de ce grand bâtiment une vitrine pour le village de Lauret. Celui que l’on nomme couramment ici « le bâtiment central » est acquis à l’euro symbolique par la Communauté des Communes du Grand Pic St Loup pour construire « la Maison de Promotion du Territoire et des Vins ».

Les services techniques vont être logés hors du village dans un bâtiment flambant neuf, tandis que l’épicerie restée au cœur du village se verra dotée d’un bâtiment en lien avec une réflexion sur le paysage de la commune. 

C’est pourquoi nous vous invitons à revenir souvent à Lauret pour découvrir comment ce petit village de 600 âmes possède une vie riche et active.


Lauret sud 2002